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C’est en ce début d’année, après un premier mois de Janvier mitigé que je publie mon tout premier point sur les risques de marché.

Ce graphique du VIX (Indice de la volatilité) illustre plutôt bien le sujet, en une rapide analyse technique nous pouvons apercevoir un retour de la volatilité avec une cassure de la résistance oblique et une hausse de 25.21% entre le 24 et le 27 Janvier 2020.

Trois points pour expliquer cette hausse subite au mois de Janvier :
– Une baisse de la liquidité,
– Une baisse du pétrole,
– Le Coronavirus.


De ces trois points, un dénominateur commun, le Coronavirus. Les incertitudes liées au Brexit et à la guerre commerciale entre Chine et USA commençaient à se dissiper, on pouvait enfin entre-apercevoir un semblant de visibilité sur l’année à venir, seulement le virus qui frappe l’économie de la Chine et par conséquent l’économie mondiale est omniprésent depuis quelques semaines.


Est-elle pour autant justifiée une telle réaction ? Les médias et leurs articles anxiogènes ne sont-ils pas alarmiste concernant la situation ? Pour faire un point rapide, la crise du SRAS en 2003 faisait 774 morts dans le monde lorsque la grippe saisonnière tue en moyenne 650 000 personnes par an à travers le globe.


Le pic de volatilité actuel n’a pas vocation à perdurer, je pense qu’il n’est qu’une représentation de la crainte liée à tout ce que l’on peut lire sur le Coronavirus. La volatilité n’est d’ailleurs plus tellement une mesure si justifiée du risque de marché dans les conditions actuelles de politique accommodante des banques centrales.

Il n’en reste pas moins une constatation qui ne cesse de se vérifier sur les marchés, « la crainte attire le danger ». Nous l’avons vue lors de la crise des subprimes durant laquelle les rumeurs se sont amplifiées avant de devenir réelles. Nous nous devons de faire attention à ce que l’on voit sur les réseaux sociaux et ce que relaient les média. N’oublions pas que le risque d’accident en voiture est bien plus fort que celui de contracter le Coronavirus, et cela n’empêche pas les constructeurs automobiles de vendre. C’est pourtant toute l’économie chinoise qui est actuellement paralysée mais cette répercussion est bien plus importante qu’en 2003 de par la place bien plus conséquente de la Chine dans le monde.

L’année 2020 pourrait continuer avec de bons chiffres dans la mesure où l’épidémie serait vite enrayée, dans le cas contraire les conséquences économiques sur les chiffres de croissance pourraient vite devenir problématiques.